Il y a un petit moment assez particulier dans nos métiers de créateur d’imagines, celui du… petit moment narcissique.
Tu te balades, tranquille, parfois à deux rues de chez toi. Tu passes devant un bâtiment, tu assistes à un évènement sportif, tu attends sagement à un feu rouge… et là bam, surprise.
Une de TES photos, en grand. En très grand même.
Pas sur un écran, un réseau quelconque. Non, en vrai. Imprimée, exposée, parfois même mise en avant comme si elle avait toujours été là.
Et toi, tu découvres ça comme n’importe qui. Et parfois là où on s’y attend le moins !
Pas de message avant du commanditaire. Pas de “au fait, on l’utilise ici”. Juste cette rencontre un peu improbable entre soi… et son propre travail.
Quand le crédit est respecté, ça fait plaisir, tout simplement. Ça rassure aussi un peu sur le contrat respecté.
C’est à la fois étrange, un peu décalé… et gratifiant 😁!
Parce que ça veut dire que l’image vit sa vie, qu’elle voyage, qu’elle va parler à d’autres.
C’est peut-être ça, au fond le plus beau dans la photo – drone ou non : capturer un instant… qui finit par exister ailleurs, qui échappes à celui qui l’a créé, imaginé.
Et toi, tu passes par-là, presque par hasard, et tu te dis :
“tiens… ça, c’est à moi.”
Ça vous est déjà arrivé, ce type de réflexion, ces moments décalés ?
On ne fait évidement pas ce métier pour ça mais quand ces petits moments suspendus nous arrive, sans que l’on s’y attende ni même imagine, on ressent ce petit pincement au cœur, ce petit moment narcissique…




